Bons baisers de Bruges

L’impression générale que m’a laissé ce film est celle de longueur. « Bons baisers de Bruges » est une sorte d’extrapolation de trente minutes d’un film américain qui deviennent un film d’une heure trente. En un mot, je me suis bien ennuyé.
le film
Au-delà de l’histoire, pourtant prometteuse, le film fait cohabiter tout un cirque de personnages atypiques et bizarres : un nain prédisant une guerre mondiale et raciale, un skinhead éborgné par une balle à blanc, un parrain du crime gaga devant ses enfants etc.
Je trouve que les dialogues frôlent l’absurde ce qui serait vraiment réussi si ça avait été le but principal du réalisateur. Je crains que ce ne soit pas le cas, donc échec total.
L’interprétation est caricaturale malgré la prestation mesurée de Brendan Gleeson. Les autres membres du casting s’en tirent beaucoup moins bien à commencer par Colin Farrell qui surjoue durant tout le film.
La mise en scène est tout sauf géniale et n’ajoute rien au film définitivement insipide.
Même l’histoire est peu convaincante et se termine en queue de poisson.
La bande-son est complètement désordonnée. On peut passer d’un chant traditionnel irlandais a du gros métal en l’espace de 10 secondes. Bof !.
Seul bon point : la magnifique et convaincante carte postale de Bruges. C’est déja ça !