1900, novecento

Voilà à coup sur l’un des films les plus fascinants de ces trente dernières années. Dix pages ne suffiraient pas à en décrire tout ce que j’ai ressenti durant ces 5h30 de film; cela va de la fascination à l’ennui en passant par l’hypnotisme total.
1900, novecento

« 1900 » est un agrégat de plusieurs histoires liées les unes entre elles et occupant à leur tour les moments importants du film.

  • Une Histoire de l’Italie : Paysages, maisons, traditions, costumes…tout nous immerge dans l’Italie du début du 20ème siècle.
  • Une histoire politique : Quasi-servitude, fascisme, communisme, socialisme…toutes les (r-) évolutions ou régressions politiques jalonnent et imprègnent le film de leurs poids.
  • Une histoire sociale : Dés le début la lutte sociale est omniprésente entre la classe bourgeoise dépeinte comme esclavagiste et la classe paysanne dépeinte quant à elle comme esclave en lutte pour son émancipation et sa liberté.
  • Une, ou plutôt plusieurs histoires d’amour : Au fil de la croissance des deux protagonistes, plusieurs histoires d’amour se suivent mais ne se ressemblent pas.
  • Une histoire d’amitié entre deux personnages dont l’origine sociale et les espérances sont sensées les faire s’entredéchirer.
Laquelle de ces histoires prédomine? Chacun verra ce film à sa façon et choisira son propre point de vue !

Du coté du style, tout le film est assez lent et contemplatif ce qui accentue malheureusement l’ennui qui point forcément lors de différents passages.
Certaines scènes sont proches de la comédia dell’arte et du théâtre de Guignol : cela donne un coté surréaliste à l’ensemble.

Il est bon de noter que le film recèle aussi quelques scènes aujourd’hui impensables à mettre dans un film « grand public » tant leur crudité est forte : enfants nus, attouchements pédophiles, sexe à trois, meurtre d’enfants etc. Un film éviter donc pour le jeune public ! Bertolucci a vraiment bénéficier de toute sa liberté lors du tournage, à défaut de l’avoir eu lors de la sortie en salle.

Au niveau de l’interprétation, je reste bluffé par celle de Donald Sutherland qui écrase le film de son regard de fou dangereux et de sa gestuelle démoniaque. Une prestation inoubliable dans la carrière de ce grand acteur.

Pour ajouter un gros pont négatif au film, je parlerai ici de la bande son pitoyable qu’elle soit en VO ou en VF. Voilà surement le gros problème de ces films internationaux dans lesquels chacun des acteurs parlent dans leurs propres langues induisant de fait un doublage en VO.

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