Avatar

Je ne vais pas blablater ici sur deux pages à propos de ce film.
Avatar
Je l’ai regardé uniquement pour une chose : me rendre compte par moi même de la qualité visuelle du long-métrage. J’avais tellement entendu parler de ça que la curiosité m’a poussé à jeter un œil.
De ce coté là, je n’ai pas été déçu. il est vrai que l’inventivité des décors, la qualité des couleurs, la finesse des détails et la profondeur des plans font de ce film une réussite esthétique indéniable.
Si j’ai parlé ci-dessus de curiosité plutôt que d’enthousiasme c’est également parce que j’ai beaucoup entendu parler de l’histoire du film. Et bien là aussi, je n’ai pas été déçu car comme prévu j’ai assisté à une histoire conventionnelle et tout public agrégeant toutes les thématiques en vogue de la bien pensance occidentale.
La réussite factuelle du film tenant selon moi uniquement à sa forme il est peu intéressant que je pousse plus loin l’explication de mon avis sur le fond même de l’histoire.
Pour résumer, « Avatar » est un film à voir…même sans le son…juste pour le plaisir des yeux.
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Arizona Junior

« Arizona Junior » est un joyeux mix entre cinéma et théâtre, aussi bien au niveau de la mise en scène que de l’interprétation.
Là où le film est assez original c’est au niveau du scénario complètement délirant et des dialogues délicieusement barrés.
Tout cela est monté comme un film à sketch. Si certains d’entre eux sont ratés d’autres sont assez drôles. Mon préféré est la référence au motard de la mort qui sème la désolation sur son chemin.
Arizona Junior
Bref, je n’ai pas vraiment aimé le film sans pour autant nier certains de ces cotés attachants. Puisqu’il s’agit ici d’exprimer mon opinion sans avoir à me justifier, j’ai donc juste envie de dire « bof ».

A scanner darkly

Co-produit par Steven Soderbergh et Georges Clooney, “A Scanner Darkly” est une adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick.
Si il s’agit bien d’un long métrage, ce film a pour particularité que chaque image a été transformée en dessin selon le principe de la rotoscopie. Au final on obtient un mélange de film classique et de film d’animation. C’est très original.
Cette particularité visuelle du film peut devenir un obstacle pour qui n’adhère pas à ce parti pris esthétique. Malheureusement c’est mon cas. Le mouvement continu des détails des dessins ou le flou des décors m’ont plus rapproché de la nausée que de l’extase.
A scanner darkly
Ayant rejeté d’emblée le coté visuel du film, dont je n’ai d’ailleurs pas compris le réel intérêt, il m’a été bien compliqué de l’apprécier.
Sur le fond, c’est guère mieux.
J’ai trouvé le scénario bien trop confus pour permettre d’avoir un éclair de clarté dans une histoire aussi dense. C’est à mon sens dommageable de ne pas avoir essayé de rendre l’intrigue un peu plus accessible.
Sans m’arrêter sur l’interprétation plus que moyenne, j’ai noté la médiocrité des dialogues. La plupart de ceux-ci sont d’un ennui !!!
Pour résumer, “A scanner Darkly” est un film que je n’ai pas apprécié aussi bien pour ses images “dessinées” que pour son scénario confus et soporifique.

Appaloosa

Pour moi c’est la bonne surprise du mois. Je ne m’attendais vraiment pas à quelque chose de terrible donc je me suis installé devant le film avec un entrain tout relatif. Et bien autant dire tout de suite que je n’ai pas été déçu, bien au contraire.

Appaloosa
Voilà donc en vrac les quelques satisfactions que j’ai eu à regarder Appaloosa

  • L’histoire : Quel bonheur de voir un film contemporain qui reprend les bons vieux codes du western d’antan. Tout y est : le shérif qui tire plus vite que son ombre, le brigand patibulaire, les indiens, le saloon, les grands espaces, la mini-prison du comté. L’histoire est assez simple comme on peut le voir au synopsis ce qui ne gâche rien non plus.
  • Les acteurs : C’est la surprise numéro 2. Ed Harris est impeccable tout comme son acolyte Viggo Mortensen dont j’ai beaucoup aimé le personnage malgré son manque de volubilité. Les personnages secondaires sont également bien campés même si Renée Zellweger a tout de même tendance à m’agacer un peu.
  • La mise en scène : Ed Harris a fait du bon boulot et sauve le film d’une banalité qui lui tendait pourtant les bras. L’ensemble est réalisé de façon assez moderne tout en respectant le genre c’est à dire sans scène de bastons survitaminées ou de fusillades sanguinolentes.
    Pour exemple, il y a deux moments que j’ai particulièrement appréciés :
    1. La scène durant laquelle Virgil Cole est ceinturé par Everett après qu’il ait défoncé injustement un poivrot au bar. Ce corps à corps presque érotique, filmé à hauteur des deux hommes, est une magnifique traduction du lien qui les unis. Pas besoin de dialogues !
    2. Le second exemple est un magnifique plan qui intervient quand les compagnons de Randall Bragg viennent le chercher dans le bureau du Shérif. Ed Harris a choisi un plan d’une profondeur très intéressante car on voit au premier plan l’équipe de brigands faisant face au shérif, lui même au second plan, tandis qu’à l’intérieur du bureau on voir Everett Hitch tenant en joug Bragg.
  • La photographie : J’ai trouvé le film magnifique sur le seul plan esthétique, pour autant qu’il soit possible d’esthétiser des décors si rustiques. L’éclairage des scènes et des décors est vraiment réussi jusqu’à un générique photographique de toute beauté.

Bref, ce film est à mes yeux est une vrai réussite qui ravira les westernophiles.

L’armée des ombres

Quand le cinéma rejoint l’Histoire…
Quand le cinéma devient témoignage…
Quand le témoignage devient mémoire…

L'armée des ombres

Voilà une œuvre immense par sa puissance et sa sincérité

Assez bizarrement, voilà deux semaines que je cherche à écrire mon ressenti sur ce film mais je n’y parviens pas!
N’étant pas un professionnel de la chose, loin s’en faut, je ne sais pas par où commencer. Le matériau étant inépuisable.
Un jour peut-être parviendrai-je à écrire deux ou trois lignes articulées et cohérentes.

En attendant que ce soit pour l’histoire, l’interprétation, la mise en scène ou encore la musique il FAUT le voir…

L’affaire pélican

Pour être franc, j’ai regardé ce film uniquement pour son scénario dont j’avais entendu le plus grand bien depuis longtemps. De la même façon, je me rappelle avoir beaucoup entendu au moment de sa sortie que l’histoire de John Grisham était un modèle de thriller politique.
L'affaire pélican
Si l’on considère que la satisfaction se mesure à l’adéquation entre l’espoir et le résultat alors je peux dire que je suis satisfait.
En effet, j’ai trouvé cette histoire, qui mélange magouilles, meurtres, politiques, services secrets et journalisme, réellement passionnante. De ce coté là, j’en ai eu pour mon argent… enfin pour mon temps 😉
Pour le reste, c’est à dire concernant la mise en scène et l’interprétation, j’ai été peu convaincu. Je trouve que Pakula prend trop peu de risques pour mettre en image un scénario aussi dense. Tout est à mon sens trop classique.
Idem pour les deux acteurs principaux qui font le boulot mais qui ne donne pas le supplément d’âme qui fait généralement d’une bonne prestation une interprétation magistrale. C’est dommage car une réussite totale dans ces deux domaines aurait sûrement hissé le film au rang de chef d’oeuvre
Il y a tout de même une scène qui m’a interpellé et que je trouve très réussie. On y voit Julia Roberts et Denzel Washington grimper à toute allure 6 étages d’un building. La caméra est placée au centre de la cage d’escalier et suit les personnages, du bas jusqu’en haut, en s’élevant en spirale. L’effet est très réussi. J’en était presque aussi essoufflé que les protagonistes !!
Pour résumer, “L’affaire Pélican” est un thriller politique haletant qui brille plus par la qualité de son scénario que par son exécution technique.

A.I. Intelligence artificielle

Je n’ai pas envie d’être trop sévère avec ce film car malgré ce que je peux lui reprocher ou ce que je n’ai pas apprécié, je suis assez content tout de même qu’un réalisateur se soit attaché à filmer cette histoire.
A.I. Intelligence artificielle
D’une façon générale, je trouve que « A.I. Intelligence artificielle » est un beau film d’anticipation philosophique. Attention « beau » veut dire « beau » et pas « bon » ! Nuance !
Je trouve en effet que le film est d’un esthétisme aussi travaillé que soigné. Que ce soit les décors, les costumes ou la photographie générale du film il règne une ambiance métallique très stylisée.
Les plans et cadrages choisis par Spielberg exploitent cela à merveille.
Le second effet Kiss Cool d’avoir fait un bel effort sur l’esthétisme est le fait pour le spectateur de pouvoir regarder une somme de détails sur l’écran quand il s’ennuie comme un rat mort. Et là ce fût tellement le cas pour moi que je crois pouvoir décorer de mémoire une pièce identique à celle du film.
En effet, si le propos est assez intéressant, le film manque selon moi d’un minimum de punch pour être réellement captivant. Certaines scènes trop longues et trop peu pertinentes plombent un peu le film. C’est vraiment dommage même si je suis paradoxalement persuadé qu’il s’agit là d’une volonté assumée du metteur en scène.
Pour résumer, un film au postulat intéressant et avec de très belles images mais qui souffrent d’une trop grande mollesse.
Ptit + : L’interprétation d’Haley Joel Osment vraiment balèze pour un gamin si jeune et de Jude Law vraiment habité par son rôle de cyber gigolo !

1900, novecento

Voilà à coup sur l’un des films les plus fascinants de ces trente dernières années. Dix pages ne suffiraient pas à en décrire tout ce que j’ai ressenti durant ces 5h30 de film; cela va de la fascination à l’ennui en passant par l’hypnotisme total.
1900, novecento

« 1900 » est un agrégat de plusieurs histoires liées les unes entre elles et occupant à leur tour les moments importants du film.

  • Une Histoire de l’Italie : Paysages, maisons, traditions, costumes…tout nous immerge dans l’Italie du début du 20ème siècle.
  • Une histoire politique : Quasi-servitude, fascisme, communisme, socialisme…toutes les (r-) évolutions ou régressions politiques jalonnent et imprègnent le film de leurs poids.
  • Une histoire sociale : Dés le début la lutte sociale est omniprésente entre la classe bourgeoise dépeinte comme esclavagiste et la classe paysanne dépeinte quant à elle comme esclave en lutte pour son émancipation et sa liberté.
  • Une, ou plutôt plusieurs histoires d’amour : Au fil de la croissance des deux protagonistes, plusieurs histoires d’amour se suivent mais ne se ressemblent pas.
  • Une histoire d’amitié entre deux personnages dont l’origine sociale et les espérances sont sensées les faire s’entredéchirer.
Laquelle de ces histoires prédomine? Chacun verra ce film à sa façon et choisira son propre point de vue !

Du coté du style, tout le film est assez lent et contemplatif ce qui accentue malheureusement l’ennui qui point forcément lors de différents passages.
Certaines scènes sont proches de la comédia dell’arte et du théâtre de Guignol : cela donne un coté surréaliste à l’ensemble.

Il est bon de noter que le film recèle aussi quelques scènes aujourd’hui impensables à mettre dans un film « grand public » tant leur crudité est forte : enfants nus, attouchements pédophiles, sexe à trois, meurtre d’enfants etc. Un film éviter donc pour le jeune public ! Bertolucci a vraiment bénéficier de toute sa liberté lors du tournage, à défaut de l’avoir eu lors de la sortie en salle.

Au niveau de l’interprétation, je reste bluffé par celle de Donald Sutherland qui écrase le film de son regard de fou dangereux et de sa gestuelle démoniaque. Une prestation inoubliable dans la carrière de ce grand acteur.

Pour ajouter un gros pont négatif au film, je parlerai ici de la bande son pitoyable qu’elle soit en VO ou en VF. Voilà surement le gros problème de ces films internationaux dans lesquels chacun des acteurs parlent dans leurs propres langues induisant de fait un doublage en VO.